Flora au plat pays

La vie, les voyages et moi : les humeurs d'une serial voyageuse

À la découverte du Sichuan

20 Commentaires

Nous sommes rentrés ce matin, les valises ne sont pas encore défaites, on en est à une lessive sur 3 mais après une petite sieste et un petit tour des indispensables, me voilà installer devant mon clavier pour te parler de cette expérience légendaire qu’a été notre voyage les 3 dernières semaines. Je n’ai pas encore trier les photos encore moins retouché, tu auras la version brute.

Le Sichuan est une province du sud de la Chine très connue pour son poivre parfumé et aux effets légèrement anesthésiant, sa savoureuse cuisine épicée, et pour être la région d’origine des pandas chinois. Ce qu’on connait moins est qu’une grande partie de cette province est en fait le Tibet oriental avec ses hauts plateaux, ses montagnes qui ressemblent à s’y méprendre à leurs cousins de l’Himalaya et sa population tibétaine.

L’idée d’y aller nous est venu après avoir été séduits par la cuisine locale, nous qui adorons manger piquant. un petit tour sur google nous a permis de valider qu’il y avait des tas de choses à voir dans la région et un billet d’avion pas cher plus tard (avec long layover à Pékin) nous avons signé pour 2 semaines et demi de dépaysement intensif.

Nous avons commencé notre périple à Chengdu, la capitale sichuanaise, une ville qui se développe à vitesse grand V (ils ouvrent une nouvelle ligne de métro chaque année) et qui a su convaincre nos palais de foodies. Nous y avons installé notre camp de base pour sillonner la province du nord à l’ouest. Nous avons bien entendu étaient découvrir les panda géants et roux emblèmes de la ville, dans un centre de recherche et de réintroduction des panda.

Je ne vais pas te mentir voyager en Chine est un challenge en soi. Déjà on découvre assez vite que même hors saison sur le 1.3 milliard de chinois, ils y en a bien quelques millions en vacances dont un petit million aura choisi la même destination que toi. Du coup d’une part vu que 99% des touristes sont chinois, très peu d’efforts sont faits pour accommoder le 1% restant. Souvent tu devras donc te débrouiller avec des gens qui ne parlent pas un mot d’anglais, même dans les points infos tourisme.

De plus beaucoup d’infrastructures sont faits que pour des touristes chinois, ils pourront par exemple réserver leurs billets de bus ou d’entrée aux parcs en avance automatiquement sur des machines qui leur sont réservés (limitation de type de carte de crédit, ou nécessité d’une carte d’identité chinoise). On doit donc souvent composer avec un sentiment d’être indésirable, mais le plus dur reste de s’habituer au touriste chinois, qui parle fort, pousse et bouscule sans modération, n’a aucun respect des files et crache partout (même à l’intérieur des bâtiments, bus,…). Tous ça sans broncher car pour une fois qu’ils sont chez eux, ils ont bien droit de faire à leur façon. Une fois qu’on se fait à tout ça, et qu’on prend l’habitude de commander ses plats à l’aveugle au restaurant, tout va comme sur des roulettes.

Heureusement il y a un moyen très pratique pour s’éloigner des foules de chinois dans les endroits touristiques : marcher ! C’est vraiment magique, le touriste chinois n’aime pas marcher. Alors nous avons visiter aussi souvent que possible à pied. Bravant le mal des montagnes nous avons marché jusqu’à exploser tous les records de mon compteur de pas avec un maximum à 44124 pas dans une journée ! La contrepartie étant qu’en marchant autant on peut se goinfrer comme on veut 🙂

Assez parlé, il faut que je te montre des photos des ravissants parc naturels sichuanais.

La réserve naturelle de Juizhaigou (se dit chu-chai-gou)

à 500 km au nord de Chengdu (10 h de bus sur route de montagne) se trouve ce parc naturel avec ses lacs turquoises, ses rivières et ses cascades, sa foret automnale, le tout sur un fond de montagnes dont quelques pics enneigés.

La valée de Huanglong

À 3h en voiture de Juizhaigou, de l’autre coté des pics enneigés, se trouve cette époustouflante vallée où la rivière locale a creusé des bassins dans le calcaire qui ressemblent beaucoup à des piscines à débordement multicolore. Malheureusement la haute altitude (3600 m) du parc fait que les feuilles automnales avaient quasi disparues lors de notre passage.

Songpan

Une petite ville étape pour couper les 10h de bus sur le chemin du retour à Chengdu. Juste ce qu’il faut pour se reposer de ses journées de rando et rencontrer d’autres routards.

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Kangding

Une autre ville de passage pour couper les longs trajets cette fois entre Chengdu et le Yading. Kangding est à 7h en bus de Chengdu et à 10h de Yading. Cette ville est un havre de paix enveloppé dans un cocon de montagnes. Il y a autour de Kangding plus d’une dizaine de pics à plus de 6000m dont le Gongga, point culminant du Sichuan à 7556 m d’altitude.

Dans cette ville on s’est contenté de se reposer histoire de ne pas rentrer de vacances trop fatigués, et on a fait une petite randonée pour almler à un point de vue à 3200 m (la ville est déjà à 2500 m)

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La réserve naturelle du Yading

Je vous ai gardé le meilleur pour la fin ! À l’ouest de Chengdu, à l’intérieur du Tibet oriental, se trouve un endroit vénéré par les bouddhistes tibétains comme un paradis sur terre, Shangri-la, et on ne peut qu’être d’accord quand on voit l’endroit. Si vous voulez en connaître plus sur cet endroit je vous envoie vers ce blog (en anglais). On n’y est allé en avion de Chengdu, et on a fait le retour en bus via Kangding.

Le parc se développe autour de 3 pics à quasi 6000m chacun (6032 m pour le plus haut) et le chemin de randonnée le plus célèbre du parc est le tour du grand pic (Mont Chenresig) dans le sens des aiguilles d’une montre. Apparemment ça permettrait d’expier les pêches. Le tour prend 12h minimum et il faisait trop froid dehors pour camper pour moi, alors on en a fait une petite partie en 2 randonnées d’un jour et demi, nous permettant de monter a plus de 4700 (quasi le sommet du mont blanc) pour découvrir les points les lacs alimentés par les glaciers, tant pis pour les péchés… Ils ont aussi un système de guirlandes de drapeaux qu’ils accrochent en guise de prières remuées par le vent qui ajoutent du charme à l’endroit.

Cet endroit est tellement photogénique qu’on peut prendre des photos dignes de national geographic avec son smartphone ! Tu ne me crois pas ? Je termine avec cette photo prise avec mon vieux galaxy S5.

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Bref, c’était génial,on s’est régalé dans tout les sens du terme ,mais on était bien content de repartir de la Chine.

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20 réflexions sur “À la découverte du Sichuan

  1. wouaw! les photos sont magnifiques, je ne connait pas du tout la chine, ce n’est pas forcément un pays qui m’attire mais il y a l’air d’avoir des endroits vraiment sympa 😉

  2. Ouahou !! Tu me fais rêver ce soir 🙂 .

  3. C’est superbe ! Merci pour ce partage !
    Bon retour !

    • Merci 🙂 L’endroit est d’une rare beauté mais pour une fois je suis heureuse de revenir des vacances… sans doute que la vie sans google est trop difficile !!!

  4. Bon retour parmi nous. Quelles belles photos ! Vous avez dû vous éclater.

    • Merci 🙂 On s’est beaucoup éclaté en effet et ça a fait beaucoup de bien de déconnecter complètement.
      Je suis super contente de vous retrouver et de pouvoir lire des blogs sans attendre 5 min pour que ça charge peut être… 😉

  5. Merci de nous avoir fait partager ce beau voyage ! Et re-bienvenue au pays d’Internet 😀

  6. Tu as vu une toute autre Chine quecelle que j’ai pu découvrir il y a quelques années. Merci pour le partage !

  7. C’est beau… Les montagnes, les couleurs de l’automne… Parfait ! Dans mon voyage en Chine continentale entre Xi’an et Pékin, j’avais été bien contente de rafraîchir mes deux ans de chinois pour me faire comprendre des chauffeurs de taxi et contrôleurs de train… Vers Chengdu, vous vous en êtes sortis comment pour vous déplacer ? Tu parles de voiture, vous avez pu en louer une (en 2010, les étrangers devaient forcément avoir un chauffeur, alors on avait tout fait en transports en commun) ?

    • Le déplacement c’était folklorique ! Tout était bien expliqué dans le lonely planet et souvent on arrivait à trouver des gens de bonne volonté pour déchiffrer notre mauvaise prononciation et nos gestes, mais on a aussi des fois eu des grands moments de solitude où la caissière de la gare ne voulait pas faire d’effort (heureusement souvent on a trouvé un touriste qui voulait bien jouer les traducteurs).
      La voiture c’était un taxi à la journée partagé avec un autre couple. Je crois qu’on ne peut toujours pas louer une voiture sans chauffeur (et vu comment ils conduisent ce n’est pas plus mal).
      J’aurais adoré avoir des notions de chinois rien que pour savoir ce qu’il y avait dans mon assiette !!! Parce que contrairement à la Corée, ils mangent un tas de choses que je préférais ne pas avoir dans mon assiette. Si j’y retourne un jour, je prendrais sans doute quelques cours.

      • Avoir fait du chinois ne m’a aucunement sauvée du syndrome « je mange au pif pendant trois semaines » 😀 Mes compagnons de voyage n’étaient pas forcément des plus aventureux non plus, on s’en tenait assez souvent aux restos qui proposaient des menus avec images… ce qui n’est pas non plus gage de réussite ! Ce sont de bons souvenirs, même si certains échecs se sont avérés… piquants !

  8. Pingback: Le temps du bilan – Flora au plat pays

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