Flora au plat pays

La vie, les voyages et moi : les humeurs d'une serial voyageuse

La vie sans google

24 Commentaires

Il m’était déjà arrivé de me demander comment faisaient les gens avant. Avant quoi ? Avant d’avoir toute sorte d’information à bout de click ! Google est mon ami, la preuve est que je suis en train d’en faire la publicité gratuitement. Un ami qui a la réponse à toutes mes questions, même les plus existentielles comme savoir si le topinambour est un légume ou un féculent.

Et surtout depuis que j’ai google comme compagnon de route, je ne me perds plus 😉

Et puis un jour je me suis réveillée sur le sol chinois, et scandale, je n’avais plus accès à google ! ô rage, ô désespoir…
Tu me diras que j’aurais pu anticiper le coup (grâce à google) et prévoir un VPN pour contourner la censure, mais malheureusement on avait tous les deux la tête sous l’eau avant les vacances et nous n’avions rien anticipé du tout (on avait que la réservation de nos premières nuits et c’est tout).

Ne plus avoir accès aux services google quand on utilise Android est un vrai challenge. Non seulement on perd son précieux moteur de recherche et ses mails, mais on a plus de GPS non plus et impossible de faire un backup des photos ou télécharger quoi que ce soit sans google play. Le smartphone perd donc son côté smart et on se retrouve quelques années en arrière. Un vrai voyage dans le temps, la delorean en moins.

Par la force des choses on apprend à tout demander à bing (tout en ayant l’impression de trahir l’ami google) mais on se rend vite compte que tous les sites qui ne sont pas en chinois prennent une éternité à être chargé. Avec mon mari, on adorait imaginer un fonctionnaire chinois assis devant son PC dans une pièce mal éclairée (très important détail) qui vérifie si le site qu’on avait demandé était conforme à la loi chinoise ou pas.

J’ai le plaisir d’annoncer aux bloggeuses que je suis que leurs blogs sont approuvés par la Chine, sauf pour la copine à escarpins. Par contre j’espère que vous n’avez rien à cacher parce que les services secrets chinois sont sans doute en train de faire des enquêtes sur vous à l’heure qu’il est… Et pour Frau Pruno je ne sais pas si tu as insulté Mao dans une vie antérieure ou si c’est le nom de ton blog qui fait coquin (petite coquine), mais le Monsieur dans l’ombre ne m’a jamais laissé accéder à ton blog.

Au départ je croyais que ce serait mes mails qui allaient le plus me manquer le plus. Mais ce qui m’a le plus manqué c’est google maps. Il faut dire qu’on s’est perdus quasi tous les jours à Pékin à la recherche des restaurants avec bing 😦

Et là on a compris comment les touristes faisaient avant, ils mangeaient soit près de leur hôtel, ou suivaient les conseils de leur guide du routard (ou lonely planet dans notre cas). Tant pis pour les supers restos avec pleins de « reviews » sur tripadvisor puisque ses cartes sont gérés via google. Sauf que les restos du lonely étaient 100% touristiques et 0% authentiques. C’est bien pratique pour manger un délicieux steak de yak qu’on ne trouverait pas dans les restos locaux steak et baguettes n’allant pas de paire, mais ça a ses limites quand la découverte de la cuisine locale est une des principales raisons du voyage.

Il ne reste alors que les restos locaux choisis à la fréquentation, qui ont tous comme point commun : un menu exclusivement en chinois ! Et là c’est google translate que tu aimerais bien avoir mais non. Tu es confinée à un dictionnaire dont le pouvoir de reconnaissance des pictogrammes est très limité et tu te résout à commander sur images ou complètement au pif quand il n’y a pas d’images.

Il parait qu’il faut perdre quelque chose pour mieux l’apprécier et c’est vrai, je n’ai jamais autant apprécié google que depuis notre retour dans le monde sans censure.

Google je t’aime ❤

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24 réflexions sur “La vie sans google

  1. Ah ah ah, on a connu ça pendant notre voyage de noce, surtout avec Fb (comme c’était un voyage semi-organisé, les guides, logements et resto étaient prévus ) : Russie aucun problème, Mongolie Fb nous a signalé un risque d’usurpation et on a dû prouver notre identité à base de quinze photo, Chine impossible de faire quoi que ce soit …

    • C’est vrai qu’il y a face de book aussi ! Je ne l’utilise plus depuis des années donc bizarrement ça ne m’a pas manqué. IG m’a un peu manqué mais je débute à peine aussi et ce n’est pas trop encré dans mes habitudes.

  2. Flûte, me voilà fichée par les services secrets chinois! Je t’ai pas tout dit.. une soirée avec Mao qui a mal tourné, dans une vie antérieure .
    J’ai un karma capitaliste, que veux-tu !
    Bon, tu es reviendue donc?! ♡

  3. Ah ah, c’est clair que je ne sais pas non plus ce que je ferais sans Google, je le trouve irremplaçable (même si, j’avoue, durant ma – folle – jeunesse, j’étais plutôt Yahoo) (on a tous nos lourds secrets) ! Je suis contente que mon blog et ceux dont je m’occupe soient Chine-approved 😉

    • Moi aussi j’ai eu une période yahoo puis msn ! on était jeunes et bêtes 😀
      Tu as du payé un bakchich parce que j’arrivais même à commenter SNT sans problème 😉

  4. Ton article m’a bien fait rire ! On est devenu tellement dépendant de cette multinationale… Je ne dirais pas que Google est mon ami , car j’utilise au maximum des alternatives. Cependant, avec le smartphone : c’est plus compliqué de s’en passer à partir du moment où on a Android !

    • Android sans google c’est un peu une voiture sans moteur… Mais c’est vrai que tout ça m’a fait réfléchir à la place qu’on accorde à cette multinationale et je t’envie d’arriver à utiliser les alternatives.

  5. Je sais que ma meilleure amie qui vit en Chine avait au début beaucoup de mal. Après tu développes des alternatives. Somme toute on est vachement dépendant ca c’est clair. Moi qui me perds même à Paris, je n’ose faire sans Google maps 😀

    • On a aussi rencontré un pote à moi qui vit sur place et il s’en sort très bien. Et une bonne partie des jeunes ont quand même un moyen « par la fenêtre » d’accéder à l’interdit.
      Vive google maps 🙂

  6. Je dois être de la vieille école car j’utilise assez rarement mon smartphone en voyage – jusqu’à peu je faisais tout avec les guides papier (j’ai abandonné les recommandations de restos il y a bien longtemps, même s’ils sont toujours utiles pour les sites touristiques et pour l’Histoire) Et ma priorité quand j’arrive dans une ville, c’est toujours de me trouver une carte papier, même si c’est uniquement du centre-ville. Je ne sauvegarde jamais mes photos… Je suis une mamie voyageuse, en gros 😀

    Quand on est allés à Cuba en début d’année, c’était bien simple… il n’y avait PAS Internet. Du tout. Pas de wi-fi, pas d’ordinateurs connectés dans les hébergements… Des solutions existaient, mais c’est tellement compliqué et cher que c’est comme si le net n’existait pas.
    On a fait sans. Une semaine ça va, plus j’aurais sûrement craqué 😉

    • Ce n’est pas plus mal ! Je pense que je vais essayer de me déconnecter un peu aussi, il ne faudrait pas que l’ami google devienne indispensable non plus 😉
      Une semaine c’est faisable, au-delà c’est vraiment trop dur !

  7. Hahaha j’ai bien ri, merci ! C’est vrai qu’on sous-estime de plus en plus l’importance que cette petite saleté a prise dans nos vies connectées :p
    Je reste une traditionnaliste par contre, un peu comme Nya : pour les restos, je me fie aux guides papiers et sinon je me lance dans l’inconnu ! On n’a jamais été déçus, même au Japon. A côté de cela, les 2-3 fois où on a utilisé Trip Advisor pour des restos, on a été ébahis (deux fois à Valence en Espagne et une fois au Japon) donc j’avoue que c’est un outil que j’apprécie par ailleurs 🙂

    • Hi hi 🙂
      Je suis devenue une inconditionnelle de tripadvisor, il faut savoir retrouver son bonheur au milieu du flots des commentaires mais jusque là on a rarement été déçus. On ne peut malheureusement pas en dire autant pour nos guides papiers…
      L’inconnu s’est bien aussi, ça rajoute un petit gout de warrior 😉

  8. Je rejoins Nya sur la mamie des voyages en général. Mais me perdre fait partie de mon train de vie normal, je suis nulle pour me repérer et donc ça ne m’inquiète pas plus que ça (sauf une fois, à 23h à Brème, à la bordure de la ville, où je devais aller chez une couchsurfeuse avec un téléphone pas smart mais qui était là pour téléphoner sans batterie, mon incapacité à suivre les indications que j’avais écrites et personne qui ne connaissait le nom de la rue…)
    Cependant dans le quotidien, je suis bien google addict 😉

    • Bienvenue ici, je cours découvrir ton blog 🙂
      J’aime bien me perdre dans une ville pour en découvrir des recoins cachés mais quand je vais à un endroit précis, ça m’énerve vite de tourner en rond. Maintenant mon réflexe voyage c’est de télécharger les cartes de ma destination dans mon Google maps hors ligne et je ne me perds quasi plus 😉

      • Le blog est en privé mais surtout abandonné depuis des lustres, c’est juste que j’ai pas eu le courage de changer l’identification.
        (Je sais pas si tu as fait le lien mais c’est Claire Gezillig – et je lis depuis des lustres mais prend jamais le temps de commenter car je lis majoritairement sur le tel)

  9. Pingback: Pendant ce temps à Bruxelles – Flora au plat pays

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