Flora au plat pays

La vie, les voyages et moi : les humeurs d'une serial voyageuse

Pendant ce temps à Bruxelles

19 Commentaires

Ce matin tout le monde parle d’Alep le massacre du siècle devant nos yeux, l’impuissance de l’Onu, la peur de la Russie et j’en passe. Mais ce matin ce que je vois c’est l’occident qui a choisi, encore une fois, de défendre ses propres intérêts avant tout. Même si le prix à payer est la vie des milliers de gens.

Quand il s’agissait d’aller éradiquer Daech pour avoir osé s’approcher trop prêt de nos intérêts, tout le monde a répondu présent. Mais pour aller protéger des milliers de vies des civils, il n’y a plus personne.

On se cache derrière des solutions onusiennes qu’on sait n’iront pas bien loin avec le véto russe et on rentre chez soi en se disant qu’on a essayé… De toute façon ce qui nous préoccupe vraiment c’est l’afflux des réfugiés, donc si il n’y a plus de guerres c’est bingo. Et si en plus on ne se fâche pas avec le grand Poutine dans l’affaire on a tout bon. Les civils massacrés et le régime dans les mains du quel on les abandonne ? C’est le problème du peuple syrien !

Pendant ce temps à Bruxelles, on débat sur l’attribution de visa de réfugié à cette famille d’Alep. Cette famille qui a la chance d’avoir des relations en Belgique mais à qui notre secrétaire d’état à l’asile (d’extrême droite si il faut le préciser) refuse de délivrer un visa malgré un arrêt de la cour d’appel. Monsieur se pourvoit en cassation. Il joue la montre comme on dit… ça se trouve dans quelques heures cette famille ne sera plus un problème pour l’état belge.

Voilà où nous en sommes arrivés. Tellement enfermés dans nos tours d’ivoires et très occupés à détester les étrangers que nous avons oublier qu’ils n’ont qu’une vie eux aussi. Des fois j’ai l’impression qu’on se croit dans un jeu vidéo, comme si tout ceci n’était qu’un grand jeu et qu’il suffirait de commencer un nouvelle partie pour retrouver les personnages qui avaient été tués dans le précédent.

Oui je sais on ne peut pas porter les fardeaux du monde entier, et peut être même qu’on aurait pas pu donner une autre fin à cette guerre-ci. Mais on aurait certainement pu montrer un peu plus d’humanité, réellement faire quelque chose. Maintenant c’est trop tard pour une bonne partie de ces aleppins, entre les morts et ceux qui vont devoir rendre des comptes à Al-Assad.

Je me sens impuissante je ne sais pas quoi faire, comme souvent quand je ne sais pas quoi faire je demande à google, mais malheureusement il ne me propose que des solutions pour me donner bonne conscience parce que la réalité est que je ne peux pas faire grand chose. Je pourrais engager mon portefeuille, aller manifester et/ou signer des pétitions mais ça ne changera pas ce qui vient de se passer sous nos yeux.

Ce que j’aimerais faire c’est présenter mes excuses au peuple syrien, m’excuser pour ce monde pourri où chacun agit pour soi et Dieu ne semble plus entendre leurs prières. M’excuser pour les familles perdues et les enfants traumatisés. Mais ça aussi ça ne leur serait pas d’un grand réconfort.

Alors en attendant noël je vais prier pour eux, pour qu’ils aient un miracle de noël. À ma petite échelle, je vais aussi engager mon porte feuille pour aider les survivants. Et quand les feux d’artifice s’élèveront dans la nuit de la St Sylvestre, j’apprécierai qu’ils aillent dans le bon sens chez nous, et je verserai une petite larme pour Alep.

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19 réflexions sur “Pendant ce temps à Bruxelles

  1. Comme j’entends ce que tu écris ! C’est insupportable…On se sent tous impuissants et on regarde les grands de ce monde s’agiter et comme tu le dis, avant tout, gérer leurs intérêts. J’ai une amie sur Facebook qui disait qu’elle, elle en fêterait pas Noêl, elle ne se voyait pas bouffer, consomer tandis qu’il se passe ça a Alep ! je ne sais pas…Moi je vais faire comme toi, demander tout au fond de moi pour eux, pour qu’un miracle de Noel se produise… Et donner effectivement pour les survivants et aussi s’exprimer comme tu le fais pour que la haine de l’autre, le racisme et l’intolérance recul ! merci pour ce coup de gueule. j’aimerais rebloger ton article mais je ne suis pas sur d’y arriver, j’ai même pas le bouton « reblog », bon je vais le partager sur Facebook.

    • Tu as raison, sensibiliser c’est déjà beaucoup et il y en a clairement besoin. J’ai pensé la même chose pour noël aussi mais je ne pense pas que ça servirait beaucoup. J’ai aussi pensé à demander en cadeau de Noël un don humanitaire mais je ne suis pas sûre que toute ma famille y soit sensible. Pour le moment je pense offrir l’équivalent de mes cadeaux de noël, pour le partager avec eux.

  2. Que faire ma chère Flora… comme tu dis, on ne peut porter toute la misère du monde sur nos épaules, on ne peut que la déplorer. .. et encore, à quoi cela sert-il ? Le pouvoir des mots a t-il encore un effet? En tous cas, tant qu’il y aura des gens pour en parler, ils ne mourront pas silencieusement…

    • J’ose penser qu’il faut quand même le dire. Ne fût-ce que ces gens qui se battent pour survivre, pendant qu’on s’en soucie moins que de notre dernière manucure, sont en fait des gens comme toi et moi qui ont une famille, des rêves, et dont le seul tort est d’être nés au mauvais endroit.
      On pourrait certainement les aider, peut être pas tous mais un certain nombre, si on était pas prisonniers de notre peur de l’étranger/des terroristes/des russes… Pour ne pas laisser entrer 10 terroristes sur notre territoire, on est prêt à regarder mourir des milliers de gens. Je trouve ça lâche 😢

  3. Ton article est très juste …
    J’ai un peu zappé la « fin » d’Alexandre ces derniers jours (paraît que j’ai une bonne excuse) et je me suis pris ça dans la figure en me reconnectant hier … et je ne sais pas non plus ce qu’on peut faire, à part se donner bonne conscience … peut-être s’investir auprès d’une association d’aide aux réfugiés ? Mais j’ai l’impression impression de déjà tellement manquer de temps. ..

    • Avec 2 monstres à la maison, ça risque de ne pas être facile ! En plus ce n’est pas toujours évident de trouver comment aider efficacement. Si tu trouves quelque chose ça m’intéresse 🙂
      J’ai participé à 2 actions l’année dernière, une fois à la collecte d’habits et une autre fois à un repas de noël solidaire mais je ne pense pas le refaire cette année parce que j’en ai gardé un souvenir mitigé. Dans les deux cas j’ai eu l’impression que ces deux domaines étaient déjà bien couverts pour les réfugiés en Belgique, et aussi fort que j’aimerais aller aider en Turquie ce n’est pas à l’ordre du jour.

  4. Tu le sais peut-être, je suis l’actualité de très loin depuis des années, au point que j’ai dû chercher sur Google ce qui se passait précisément à Alep après avoir eu vent de la manif d’Amnesty et avoir lu ton article… et sans surprise (malheureusement), c’est encore un drame immense où des innocents sont les victimes de phénomènes complètement hors de leurs vies, de diplomatie à 5 bandes décidée dans des bureaux feutrées, de sales histoires d’argent camouflées derrière des faux prétextes, et de haines séculaires enkystées qui continuent de suppurer et de s’enflammer en résistant vaillamment à tous les essais de traitement à base de paix ou de tolérance…
    C’est parce que l’empathie était trop forte et ma capacité d’action tellement minime que j’ai cessé de suivre les infos. Aujourd’hui, j’y pense plus, mais comme toi, je me sens démunie face à ces tragédies, car il y en a de visibles et brutales comme à Alep, d’autres lentes et pernicieuses, qu’on ne voit presque plus, conséquence de la pauvreté, de l’inégalité, de l’intolérance.
    Face à ça, j’ai pris le parti de suivre ma maman, qui en bouddhiste accomplie passe chaque jour du temps à faire des souhaits pour tous les vivants, et en femme sage (oui, je l’aime ma maman grenouille) m’a dit un jour où je déplorais à nouveau mon impuissance (en gros) : fais ce que tu peux sur le moment pour rendre le monde meilleur, ce n’est pas forcément en allant directement au devant de la misère ou de la guerre, ça peut être en étant aussi attentif aux gens que tu côtoies et en étant fière de faire un métier utile.
    Mon approche, qui est une solution (bien partielle mais pas plus qu’une autre) aux problèmes est un petit mélange de ces idées : faire des souhaits de tout mon coeur pour le meilleur (true story : depuis que je suis petite quand je vois une étoile filante je souhaite des choses comme la paix dans le monde), aider le plus possible dans mon quotidien à partager de la bienveillance, de la tolérance, de l’attention, de l’empathie, en espérant que ça fasse traînée de poudre, donner un peu d’argent (pour les droits de l’homme), bien faire mon métier pour améliorer là où je le peux, et donner un peu de temps pour l’éducation (à la scolarité et à la citoyenneté).
    Tu ne peux pas tout résoudre, en effet donner de ton portefeuille c’est déjà quelque chose, donner de la visibilité aussi, et j’en envie de croire qu’en agissant même localement dans sa vie, on participe à répandre ces valeurs d’entraide, d’accueil, de partage etc. qui font parfois tant défaut, et qui permettraient un peu plus de solidarité si elles étaient mieux partagées. Pour moi, l’éducation est la clé, transmettre tout ça à nos enfants, en accompagner d’autres (ou aider les associations qui le font), donner à tous des conditions propices pour que l’éducation devienne une priorité et pas une lubie parce que les gens en sont à avoir peur de mourir, c’est le petit pas que je peux faire.
    Je pense au parrainage d’enfants, pas forcément au bout du monde mais aussi sur place, du genre Parrains par Mille en France, pour donner une chance à des mômes qui ont la vie dure de connaitre autre chose et de ne pas grandir dans le ressentiment et la haine que peut générer l’exclusion. Je pense aussi, vu ton cursus, à l’aventure du synchrotron Sésame au Proche-Orient, je te conseille de lire cette belle histoire sur le Monde (le 12/12, en édition abonnés, je peux te l’envoyer si tu veux).
    Désolée pour le pavé, courage à tous, et chaque goutte d’eau participe à la grande rivière alors il ne faut pas renoncer à la belle idée du « care » (dans le sens « I care », ça a de l’importance pour moi, et « I take care », je prends soin, je m’occupe, je soigne)

    • Ne t’excuse pas pour le pavé, j’adore tes pavés 😉
      Je veux bien que tu m’envoies l’article, il a l’air très intéressant.
      Je m’excuse de t’avoir replonger dans la brutalité de l’actualité, je comprends ta démarche et je t’admire pour y arriver. Je crois que j’ai besoin de me confronter à ça exactement pour ne pas perdre cette sensibilité.
      Pour le reste je suis en phase avec tes idées. Je ne fais pas souvent des souhaits mais je prie et je crois que c’est un peu pareil dans le fond.
      Je suis d’accord qu’on peut déjà faire beaucoup de choses localement mais des actions locales peuvent aussi se propager au delà des frontières.
      Pour reprendre l’histoire du secrétaire d’état belge, si il refuse de donner ce visa c’est que ça lui apporte les votes des xénophobes. Je ne dis pas que mon petit article va renverser les tendances électorales en Belgique mais si on s’y met à plusieurs ça pourrait le faire assez pour permettre à quelques familles de s’échapper de la misère. On aura certes pas sauver Alep mais c’est toujours mieux que rien. Mon exemple est tiré par les cheveux et je sais que je peux toujours rêver mais tu vois l’idée. Quand les gens ont tellement peur de l’islam qu’ils estiment le nombre de musulmans entre 3 et 4 fois le nombre réel, on peut dire qu’il y a comme disent nos voisins « room for improvement ».
      Il y a beaucoup à faire et c’est normal de choisir ces combats. 🙂

      • Voilà, je t’ai envoyé l’article, j’espère que tu le recevras, il est un peu long…
        Les souhaits bouddhistes sont très proches des prières, je crois, il ne vont pas vers un dieu mais c’est la même connexion du coeur.
        Quant à ton exemple, il ne me paraît pas si tiré par les cheveux, je pense que c’est goutte à goutte, pas à pas, brique par brique que le commun des citoyens peut faire avancer le schmilblick, et pour moi, briser la caisse de résonance de l’intolérance est un vrai angle d’action. C’est pour ça que je suis motivée par l’éducation à la citoyenneté et tous les petits gestes pour le vivre-ensemble : moins d’écho pour la haine ici, c’est moins de venin qui circule partout et jusque là-bas, une micro-chance de plus que la paix avance…

  5. Je parle peu de ce qui se passe en Syrie car j’ai sincèrement l’impression qu’on ne peut rien faire pour les gens sur place. Je veux dire même au niveau politique, de nos gouvernements européens, je ne suis pas sûre qu’on puisse faire quelque chose. Ou alors tu as entendu des propositions intéressantes sur le sujet ? Après je ne voudrais pas dévoiler avant l’heure mes bonnes résolutions pour 2017 mais clairement j’envisage désormais de m’engager activement pour l’accueil des réfugiés. Ca commence petit, j’ai donné ma télé à une famille du centre d’accueil d’à coté vendredi 🙂 .

    • Je suis d’accord dans le sens où on ne va pas partir en guerre contre la Russie. Mais je pense qu’il y a des choses qui aurait pu être faite, comme l’idée initiale de la France de ne pas se mêler du conflit en Syrie pour ne pas favoriser indirectement Bashar. Actuellement je pense qu’il n’y a en effet plus grand chose à faire politiquement mais je me demande si il n’y aurait par exemple pas moyen d’exercer plus de pression pour avoir au minimum le respect des trêves humanitaires pour évacuer les civils. Et surtout, on ne peut pas dire que les gouvernements européens ont géré la crise des réfugiés avec humanité…
      C’est super tes résolutions ! J’ai hâte d’en savoir plus 🙂

  6. Je te suis sur le fond (et la forme hein, ne chipotons pas). Je me sens tellement inutile face à ces gens qui souffrent et pour lesquels il est nous pratiquement impossible de faire concrètement quelque chose. Pour lesquels les gouvernements et autorités supranationales ne se sont pas assez bougés, voire sont restés le cul dans le beurre.
    Récemment, je suis retombée sur un National geographic de début 2014 qui avait fait un article sur Alep et qui montrait la ville encore relativement intacte mais sur le point de vivre le gros du conflit. On voyait des photos et des témoignages des habitants, on y voyait la vie encore bien présente. L’auteur posait la question de ce qu’il allait devenir de tous ces gens et de toute cette ville quand la guerre s’intensifierait.
    Maintenant, on sait.
    Je déteste la politique internationale. Vraiment. J’estime que c’est un sujet sur lequel il est très difficile de s’exprimer ou de porter un jugement car on ne sait pas tout, on ne connaît pas tout, on n’a pas un accès objectif aux tenants et aux aboutissants. Alors, je ne me prononce pas : je ne sais pas quel « camp » aurait dû être aidé, honnêtement. Mais je peux me prononcer sur le fait qu’on a abandonné des gens dans le besoin, des gens comme nous, qui avaient une vie comme la nôtre et qui aujourd’hui n’ont plus rien. Qui parfois sont morts.
    Alep en 2016 ou le Rwanda en 1994, pour moi, il n’y a pas de différence. Ce n’est pas pire aujourd’hui, c’est pareil. Aujourd’hui par contre, on a un accès direct à ces horreurs « grâce à » la technologie et c’est ça qui les rendent plus difficiles à surmonter et plus concrètes. J’espère que cela va pouvoir amener du changement « en haut », par la pression populaire ou, qui sait, une once d’humanité ?

    • Ton histoire de national Geographic me fait penser à une super chronique que mon homme a déniché via facebook hier soir : https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni/le-billet-de-nicole-ferroni-14-decembre-2016
      Je suis d’accord avec toi, le jeu politique se joue bien au delà de notre ligue. Mais en effet ce qui est dommage c’est que ce ne soit pas l’humanité qui prime.
      Quant au Rwanda je te rejoins aussi, et c’est peut être pour ça que ça me touche tant. Je bénis le ciel que personne ne soit venu appuyer le gouvernement de l’époque au Rwanda parce que le rendu aurait certainement été au moins aussi moche. Mais encore une fois si l’armée internationale sur place s’était contenter de protéger des civils, il y aurait beaucoup moins de reproches à faire…
      Et puis la Syrie n’est pas dans un micro pays perdu au centre de l’Afrique dont personne n’a jamais entendu parler, mais bien aux portes de l’Europe ! Je ne pensais pas cela possible 😦

  7. Ton billet me touche énormément, tout comme les informations qui arrivent sur le conflit, tous les jours pires.

    Mais comme beaucoup de commentateurs ici, je me sens complètement dépassée et impuissante, je ne sais pas ce qu’on pourrait, ce qu’on devrait faire pour empêcher ça (moi c’est clair que je ne peux pas faire grand-chose, mais même le gouvernement ? accueillir les réfugiés, oui c’est certain (et les discours anti-migrants sont de plus en plus ignobles et inhumains si c’est possible à mesure que l’horreur s’intensifie), mais pour ceux qui sont encore là-bas, qui n’ont pas les moyens de partir ?) .

    C’est terrible cette guerre où il n’y a pas de « gentils », où il y a juste des civils au milieu de deux puissances complètement folles… Je ne sais pas non plus comment c’est possible à notre époque, d’en être arrivés là (et sérieux, on va élire des Trump et des Fillon qui soutiennent Poutine ??)…

    • La poutinisation du monde fait peur en effet (je pense qu’on peut mettre le brexit dans le panier aussi). Mais on n’y est pas encore chez nous, j’ai encore un peu d’espoir pour la France.
      Pour le reste malheureusement on ne peut que déplorer l’individualisme ambiant et essayer d’éduquer la prochaine génération à moins de conneries (désolée je ne trouve pas d’autre mot).

  8. J’ai lu ton article le jour de sa sortie, mais il m’a fallu du temps pour commenter… Je ne sais quoi dire !
    Ton billet touche un point très sensible chez moi et la situation que tu évoques me révolte !
    Comment peut-on agir ? En donnant du temps, de l’argent à des associations d’aides aux victimes, d’aides aux réfugiés, cela me parait être la moindre des choses…
    Mais comment aller au-delà ? Propager la bienveillance et la tolérance autour de soi : c’est une étape primordiale pour que l’individualisme vers lequel notre société tend de plus en plus soit limiter (éradiquer ?!?).
    Cependant, le discours des politiques ne tend pas vers plus d’humanité. Les médias ne facilitent pas la lecture de ce conflit (ni de la période dans laquelle nous vivons)…
    (Désolée pour le commentaire brouillon, ça se bouscule dans ma tête et mes doigts n’arrivent pas à suivre…)

    • C’est difficile de faire un commentaire construit sur un sujet si sentimental (à moins d’être Ars Maëlle) 😉
      Nous partageons les mêmes questionnements et je suis d’accord avec ton analyse.

  9. Excellent billet.
    Tu arrives à mettre des mots sur ce qui nous touche. Sur ce désespoir.
    Sur la lâcheté aussi et le cynisme…
    Ne pas se taire, même si nos mots semblent dérisoires, me semble la moindre des choses et je t’en remercie.

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