Flora au plat pays

La vie, les voyages et moi : les humeurs d'une serial voyageuse

Ma vision du nom de famille

58 Commentaires

J’ai envie de développer ce sujet depuis les réactions sur mon article sur la dot. Mais je me suis rendue compte que c’est plutôt difficile de traiter un sujet aussi important sans porter un jugement sur les choix de chacun. Surtout que le nom de famille ne faisant pas partie de mon bagage culturel, je sais que mon avis sur la question est plus tranché que celui de la plupart de mes proches. Je tiens donc à souligner que je juge le système et non les personnes physiques.

Comme pour tout, quand on intègre une notion dès le berceau, elle nous semble tellement normale qu’on a du mal à prendre le recul nécessaire pour en voir les travers. Mon exemple préféré est le port du voile vu par une femme orientale (même si elle n’en porte pas), versus la vision occidentale.

Donc oui je ne vous le cache pas, de mon point de vue extérieur, le nom de famille à la française est un des plus grands symboles d’inégalité homme-femme dans la société d’aujourd’hui. Oui les choses évoluent, bien heureusement ! Mais à ce jour on considère encore normal qu’une femme prenne le nom de son mari après mariage et que leur progéniture ne porte que le nom de leur géniteur. La grande raison ? On a toujours fait comme ça et les autres options sont bizarres !

Sauf que moi je n’ai pas toujours fait comme ça et que je trouve cette façon de faire aussi sexiste que les religieux qui t’expliquent que le rôle d’une femme c’est d’être soumise à son mari. Je vais donc essayer de t’expliquer pourquoi ça me dérange vraiment et pourquoi je ne suis pas sensible aux argument pour.


Prendre le nom de son mari

Je compare souvent les mariages avec changement de nom à une fusion absorption. Une opération par laquelle l’entité B accepte d’être complètement absorbée dans l’entité A pour devenir sa sous filiale. Je comprends le coté pratique du : « une famille, un nom », et je trouverais ça même presque acceptable si le dit nom n’était pas celui de l’homme dans plus de 95% des cas (chiffre non vérifié). Dans le cas où on considère que c’est à la femme de devenir la « sous filiale » ça dégage une inégalité qui est à mon sens inacceptable.

Oui parce que, sous peine de me faire lapider sur la place publique, l’égalité ça veut aussi dire que ce n’est pas toujours l’homme qui porte la culotte comme on dit ! J’ai vraiment l’impression que même chez les gens qui ont l’air d’avoir intégré les principes d’égalité, il faut avoir des testicules pour diriger une famille au alors on castre son homme ! Mais ce n’est pas ça l’égalité il me semble. Je suis consciente que notre conception de la société nécessite un dirigeant et un dirigé pour marcher, ce que je ne comprends pas c’est pourquoi ça doit toujours être homme et puis femme dans l’ordre hiérarchique.

Ma vision du mariage est plutôt un partenariat qu’une fusion. La définition d’un espace de travail commun tout en gardant des entités indépendantes et complémentaires. Accepter qu’une entité prenne le leadership sur un certain projet selon ses compétences, tandis que l’autre fera avancer un autre projet en parallèle, ou à tour de rôle. Pour reprendre l’histoire de culotte, accepter de la partager selon les circonstances.

« Oui mais mon nom de famille c’est de toute façon celui de mon père, donc je porte le nom d’un homme de toute façon ». Vrai, mais ce n’est pas en perpétuant la tradition que ça va changer…

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La mère porte l’enfant, le papa lui donne le nom

Le nom du père pour les enfants est un peu une suite logique du changement du nom d’usage par la mère. La raison choc étant que la maman a le privilège de porter l’enfant et qu’il est normal de leur donner le nom du père pour prouver leur filiation paternelle. Oui, mais…

Je suis d’accord que ne donner que le nom de la mère est super injuste pour cette raison. Mais il y a d’autres solutions qui ne lèsent personne, le double nom par exemple. Un double nom de famille permet d’établir les deux filiations. On fait les enfants à deux, on les élève à deux et ils portent les deux noms. C’est beau non ?

La situation est encore plus cocasse quand la mère n’a pas changé de nom d’usage, comme c’est le cas par défaut en Belgique. Parce que quand on voyage avec des enfants dont on ne partage pas le nom, et que le douanier n’était pas là au moment de l’expulsion de l’enfant, il devient bien plus compliqué pour les mamans de prouver leur filiation. Donc oui c’est bien beau de leur donner naissance mais c’est encore mieux si c’est reconnu dans leur état civil sans devoir se trimbaler le livret de famille H24 !

Au delà des considérations de filiations, il me semble surtout primordial de ne pas créer d’inégalités entre les filles et les garçons dès la naissance en leur attribuant des rôles de « porteur du nom » ou pas. à mon sens, la base même de l’éducation non genrée est de montrer aux enfants que la vie leur offre les mêmes cartes peut importe ce qu’ils ont entre les jambes. Je trouve que ce n’est pas le cas si déjà le garçon est porteur du nom alors que la fille n’aura le sien que quand elle aura rencontrer son prince charmant (je force le trait je sais). Je ne parle même pas des besoins d’héritiers que ce système patriarcal crée… C’est bien de partir en guerre contre des chantiers visibles tels les barbies versus les voitures, mais avec des fissures dans la fondation on ne va pas bien loin.


Le double nom

Cela nous amène donc au double nom. Je suis consciente que ce n’est pas une solution parfaite et qu’elle n’est pas toujours réalisable (n’est ce pas Miss Chat ?), mais il me semble que c’est la solution la plus égalitaire à ce jour. Je suis à 100% pour qu’elle devienne la solution par défaut. Les lois sont là, il faut juste attendre que les moeurs suivent, raison pour la quelle je viens aujourd’hui jeter mon pavé dans la mare.

Une des commentatrices de l’article sur la dot cité plus haut argumentait que c’était bizarre, long et dissonant. Il me semble que les trois notions sont relatives au fait qu’on définisse la normalité comme « un nom de famille ». Si demain la normalité était « deux noms », ce serait avoir un nom qui serait bizarre. Par exemple, dans ma culture d’origine, le nom de famille n’existe pas. On choisit un nom à ses enfants comme on choisirait un prénom. Bizarre n’est ce pas ? Bah là bas ça ne dérange personne. Chacune de mes 3 sœurs a un nom différent du mien et on le vit très bien, merci ! Ça n’empêche même pas d’avoir un arbre généalogique qui remontre de plusieurs siècles.

Ayant un mari très progressiste par rapport à l’égalité (forcement sinon je ne l’aurais pas épousé), je ne pensais pas que j’allais avoir tellement de mal à le convaincre en faveur du double nom pour nos enfants. La culture a la dent dure ! Il a commencé par m’expliquer que sur ces 15 cousins il n’y avait que 3 garçons qui portent le nom, et qu’il était donc investi d’une grande mission de perpétuer le nom. Il a poursuivit en me disant que mon nom n’avait même pas d’histoire et qu’il ne comprenait pas pourquoi je voulais le donner à nos enfants. J’aurais pu comprendre sa réaction si j’étais en train de demander de ne donner que mon nom, mais je ne comprenais pas en quoi ajouter mon nom changeait tellement l’équation… J’ai fini par l’avoir à l’usure en menaçant de ne pas faire d’enfants sinon en faisant la concession de laisser le sien en premier. Ce n’est pas encore vraiment l’égalité dont je rêvais mais c’est un pas en avant. Il ne faut pas être trop gourmand.

Maintenant que ça devient plus concret, Paul m’a récemment confié ce qui le dérangeait dans le fait que nos enfants auront le double nom. Il a peur que les enfants décident plus tard de transmettre le nom du parent avec le quel ils s’entendent le mieux, et selon lui ça désavantagerait les pères. Je lui ai répondu que si ça pouvait être une motivation pour que les papas s’investissent plus dans la vie de leurs enfants, je n’y vois que du bonus ! Je n’ai aucune intention de livrer une compétition à mon mari à fin de pousser mon nom d’une génération. Ce que nos enfants décident de transmettre c’est leur choix, et je pense sincèrement que dans la pratique ce sera plutôt le premier nom qui a plus de chances d’être transmis.

C’est pour ça que dans l’idéal, j’aimerais qu’on trouve un système plus égalitaire puisque si c’est toujours « papa maman », on a beaucoup de chances de se retrouver dans une situation « papa1 papa2 » à la deuxième génération, comme dans le système espagnol. Comment faire alors ? Certains parlent de l’ordre alphabétique mais je ne suis pas spécialement convaincue parce qu’on risque de faire exploser le nombre des Dupond au détriment des Martin. Je serais plus en faveur des systèmes complètement aléatoires comme conditionner l’ordre des noms au sex ou à la date de naissance (paire/impaire)  du premier né comme le suggérait Chester Denis.

En attendant j’ai l’impression qu’un simple double nom ne sera déjà pas de tout repos. Entre ceux qui ne comprennent pas pourquoi on fait ce choix alors qu’on est marié (WTF), ceux qui me traitent d’extrémiste féministe et ceux qui s’inquiètent que ça va rendre nos enfants différents en plus du métissage, on est bien servi. Et encore il n’y a que nos proches qui sont au courant de notre choix… On va bien rigoler quand la chocogrenouille sera là je crois ! Je vous ferai un bilan promis.

 

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58 réflexions sur “Ma vision du nom de famille

  1. Moi je fais partie des commentatrices rebelles ! Et de celles qui ont choisi un nom et celui du papa en plus. Je continue de penser que cela aide à rétablir un petit déséquilibre homme / femme dans la filiation. Mais sincèrement je comprends aussi tes arguments et trouve les solutions « aléatoires / égalitaires » intéressantes. Apres la solution des deux noms… ben sincèrement pour moi c’est comme les prénoms doubles et longs (François-Xavier par exemple ?). C’est pas « grave » et si c’est très important pour toi pourquoi pas mais je ne pense pas que ce sera le plus pratique ou facile à vivre au quotidien pour l’enfant. Après je te dis ça mais de notre côté nous nous obstinons à donner des prénoms français a nos enfants en Allemagne ça ne sera pas forcément non plus le plus pratique pour eux, c’est un choix personnel voire intime.

    • Je comprends ce que tu veux dire et je suis d’accord, un nom c’est plus facile. Pour tout dire je crois même qu’il y a des chances que le deuxième soit omis à l’usage, mais je trouve la symbolique vraiment importante. De plus je persiste à penser que si le double nom venait à se démocratiser plus un jour (je crois qu’on est toujours dans les 10% pour le moment), alors la question de pratique ou pas ne se posera plus,

  2. Je suis une partisane du nom du père, non pas que porter deux noms de famille me pose problème, c’est plutôt après que je trouve que les choses se corsent … après, on pourrait avoir un système « lignées maternelles / lignées paternelles » : Mr Papa1 Maman1 épouse Mlle Papa2 Maman2, leurs enfants s’appellent Papa1 Maman2 et ainsi de suite, les garçons transmettent le nom de leur père et les filles celui de leur mère 😊

    • Pourquoi pas ! La féministe à moi dirait que sa laisse quand même la femme qu’à la deuxième place mais c’est déjà mieux que Papa1 Papa2 🙂

  3. Tres interessant ton point de vue! C’est marrant comme de mon cote je n’ai meme pas reflechi a l’aspect sexiste / domination masculine du nom de famille, tant les hommes de mon entourage prenaient la question peu a coeur. Quand mon mari m’a demande si je voulais prendre son nom ou garder le mien, je lui ai dit que je souhaitais qu’on ait tous le meme nom, comme symbolique pour la famille. Alors il m’a dit que du coup on n’avait qu’a appeler les enfants par mon nom. Ca me semblait galere et j’ai dit qu’on prendrait tous son nom. Je crois qu’on a bien fait, entre l’administratif en Chine et en Thailande, ca aurait surement engendre beaucoup de complications.
    J’aime beaucoup en revanche le principe d’inventer un nom de famille pour son enfant. C’est peut etre un peu plus galere pour l’administration d’Etat, mais je trouve ca tres egalitaire comme demarche, au sein de la famille comme au sein de la societe! Et du coup, j’imagine que la question de changer de nom au moment du mariage ne se pose plus?…

    • Oui comme je disais quand on a une façon de faire traditionnelle, on trouve ça vite normal.
      La question de changer de nom au moment du mariage ne se pose pas en effet. Chacun garde son nom et on en invente pour les enfants ! Après quand on a des parents qui ont mauvais gout, on peut être doublement pénalisé 😉

  4. Insomnie bonjour (merci la chaleur qui détracte les bébés) … J’ai voulu dès le départ porter deux noms lors de notre mariage car j’aime mon nom de famille, je l’ai porté tout de même 28 ans !

    Par contre, pour ma fille j’ai voulu qu’elle porte celui de son père, celui que nous avons en commun car j’ai beaucoup souffert que mon propre père ne me reconnaisse pas …

    Chez nous, la plupart des enfants portent le nom de la mère pour X raisons et cela a été pour moi un manque de reconnaissance total. Je savais qui était mon père mais je n’en avais aucune preuve …

    Et je rejoins un peu ton mari car bien plus tard quand j’ai eu enfin cette reconnaissance et que j’ai dû choisir quel nom porter c’est sans hésiter que j’ai pris celui de ma mère qui a tant fait pour moi … J’ai opté pour celle avec laquelle bien évidemment j’ai plus d’affinités.

    Pour ma part, ce choix renvoie inévitablement à mon vécu , je ne pense pas que c’est une bonne ou une mauvaise décision en tout cas c’est celle qui convient le plus avec l’idée que je me fais de la famille. La mienne du moins !

    En tout cas, bon argumentaire 😉

    • Ton commentaire était spammé je ne sais pas pourquoi…

      Je comprends tout à fait ton raisonnement, on a tous un passif qui influence nos décisions. à la fin, ça reste une décision de couple et l’important c’est de trouver une solution qui mette tout le monde d’accord 😉

  5. Ton article est très intéressant. Quand mon grand est né nous n’étions pas mariés (je sais c’est pas bien). On s’est posé la question mais pas plus de deux secondes. On était tous les deux d’accord qu’il allait porter le nom de son père. Je ne me suis pas sentie plus concernée en tant que femme que ça. Mais tu as raison. Si la femme veut laisser son noms elle a tout autant le droit de la faire que l’homme.

    • Un enfant hors mariage ! Oh mon dieu… (je déconne)
      C’est un peu pour ça que je pense qu’il vaut au moins la peine de se poser la question de ce que les traditions veulent vraiment dire. à vrai dire je ne tiens pas à laisser mon nom tant que ça, je veux juste que mes enfants sachent que l’égalité c’est aussi dans les choses symboliques comme le nom de famille.

  6. Quand je me suis mariée j’ai souhaité conserver les deux noms, le mien d’abord et le sien ensuite, quand notre fils est né, on a opté pour la solution de lui donner nos deux noms, le sien d’abord et le mien ensuite!

  7. Hé hé, ici aussi j’ai ( je dis bien « j’ai » : moi toute seule ! Si si) choisi que mes filles portent le nom de leur père. Parce que j’aime bien son nom, d’abord. Je trouve qu’il est porteur de sens et d’histoire… et je compte bien le porter un jour également ! Je ne suis pas pas fan des deux noms acolés je trouve ça long et le coup du choix d’un des deux au moment du mariage ou de la transmission me gène… enfin bref. C’est un vaste débat et comme pour tout je trouve que c’est bien d’avoir le choix et que chacun puisse faire comme il l’entend.

    • Je suis d’accord, il en faut de tout pour faire un monde !
      Je ne suis pas du tout pour forcer les gens à adopter le double nom, je suis juste contente que ce soit maintenant la solution par défaut en cas de désaccords entre les parents. Je trouvais le veto au père super scandaleux.

  8. Comme beaucoup ici, je ne me suis jamais posée la question. Il allait de sens que je porte le nom de mon mari (qui lui porte celui de sa mère!) et que nos enfants porteraient le sien. Pour moi, il s’agit plus de tradition et de l’idée de former une famille sous un seul et unique nom que d’égalité homme-femme. D’ailleurs, je ne me sens pas vraiment concernée par cette histoire d’égalité et je n’aime pas les décisions prises sous le principe d’égalité car je trouve qu’elles sont anti-égalité la plupart du temps au détriment des hommes. C’est un peu la même histoire que la discrimination positive que je ne conçois pas. Pour moi, c’est les mentalités qu’il faut changer sur le long terme et non pas imposer des conduites.
    Je trouve donc bien que le choix soit donné à chacun en terme de nom de famille notamment. D’ailleurs, j’entends presque tout tes arguments. Mais moi j’aime bien la tradition 😉

    • Je comprends ce que tu dis mais je ne trouve pas ça vraiment applicable dans le cas présent. Je ne traite pas du tout de la transmission que du nom de la mère parce que je trouverais ça injuste envers les hommes. Ici je parle de rééquilibrer la balance. Je ne parle ni d’imposer le double nom, ni de faire des quotas, plutôt de changer des mentalités comme tu dis.
      Si tu aimes la tradition et qu’elle te convient, tant mieux.

      • Ne t’inquiète pas, j’avais très bien compris 😉 C’est juste la manière dont tu l’as abordé qui m’a fait penser et extrapoler jusque là. Désolée si je suis un peu hors-sujet. Mais je te rejoins sur une chose, donner la possibilité uniquement du nom du père n’est pas juste, c’est bien d’avoir le choix maintenant et que la famille puisse se poser cette question.

  9. Raaah mais oui le double nom, m’en parle pas, quelle déception ! -_- (Bonjour la piqûre de rappel quand il a fallu déclarer le deuxième…)
    La normalité est en effet basée sur ce qu’on connaît dans notre « culture du nom ». Personnellement je tiens mon nom du système espagnol tout en vivant dans le système belge et les deux me semblent tout ce qu’il y a de plus normal 😉 Cela dit, les bénéfices du double nom, j’en suis évidemment convaincue. L’argument opposé que je vois le plus est que « ce n’est pas pratique dans la vie de tous les jours ». Alors :
    1) il y a des milliers de personnes qui vivent avec des doubles noms (ou plus) dans nos régions et ils le vivent très bien, merci.
    2) oui, ça prend plus de temps à écrire. Mais ça change quoi ?…
    3) contrairement à une idée très répandue, quand tu dois écrire l’entièreté de ton nom, il y a toujours assez de place. Parfois ça coince si tu veux obtenir une carte de fidélité dans les magasins mais c’est pas vraiment l’endroit pour prouver ta filiation donc on s’en fout si c’est écorché/raccourci/modifié (d’ailleurs la prochaine fois, je donnerai le nom de Garnier voilà c’est décidé !)
    4) les deux noms ne sont pas plus difficiles à retenir qu’un seul.
    5) ce n’est pas parce qu’il est double qu’il est forcément plus long qu’un unique (même si les noms français ont tendance à être courts).
    Conclusion : c’est juste un nom, il n’y a aucune question de pratique ou pas pratique qui peut lui être lié.

    Maintenant que c’est dit, j’aime beaucoup cette tradition d’inventer un nouveau nom de famille pour chaque personne 😀 c’est en fait ça le système le plus égalitaire à mon sens : chacun son nom. Je suis curieuse du coup : vos parents ont choisi sur base de quoi ? 🙂

    • Tiens avec le changement de loi vous n’auriez pas pu le faire passer avec le deuxième ? Cela dit ça aurait peut être perturber Croquette de changer de nom en cours de route…
      Je suis évidement d’accord avec toi sur tous les points mais comme je disais les traditions ont la dent dure 😉

      Je ne suis pas sûre qu’il y avait vraiment une base, c’était aussi aléatoire que le choix d’un prénom. Ils ont choisi des noms qu’ils aimaient bien 🙂 Ma grande soeur qui habite aux états unis a décidé de faire pareil pour son enfant pour lui donne un nom plus facile à prononcer, là-bas on a droit à tout aussi il parait !

    • j’adore cette liste d’arguments !
      J’ai encore quelques semaine pour convaincre mon mari pour les 2 noms, ils vont m’être bien utiles !

  10. J’ai la même vision que Franfran. 2 noms, je n’aime pas, je trouve ça trop long, pas pratique… Et surtout quand les enfants auront des enfants à leur tour, ils devront en choisir un. Et je trouve ça cruel de leur demander de choisir entre papa et maman. Alors, la norme française est de prendre le nom du père et je me dis, pourquoi pas ? Il faut bien en choisir un !

    • Comme le dit Miss Chat le seul problème avec le double nom c’est la peur de l’inconnu. Etant petite je détestais mon prénom parce qu’évoluant au milieu des Marie et des Claire je le trouvais trop long, donc trop chiant à écrire. Ça m’a vite passé !
      Quant à la question du choix, je considère que c’est toujours mieux d’en avoir un que de se le faire imposer par ses parents 😉 Et enfin ce n’est pas parce que c’est la norme que c’est juste…

  11. Bonjour,
    Je suis justement en train d’écrire un article sur ce sujet ! Moi je me suis posée la question quand nous nous sommes mariés, il y a 4 ans et de nouveau quand notre fils est né, il y a 4 mois. Nous en avons longuement discuté. Le sien, le mien, les deux ? Parce que vous ne parlez que du nom du mari ou des deux accolés quel que soit le sens, mais le mari peut prendre le nom de sa femme depuis un petit moment.
    Ma priorité était que notre famille ait un nom commun. J’ai vécu avec ma mère qui n’avait pas le même nom que moi et je connais les galère de la « justification ». Pour le double nom, cela nous embêtait car nous avons tous les deux des noms très longs et donc ça aurait fait très très long… Nous avons finalement choisi son nom, non pas par tradition, mais par préférence. Mon mari est attaché à son nom de famille et à l’histoire qu’il porte, alors que moi moins, mon histoire ne passe pas par là selon moi.
    Bref, nous avons tous le nom de mon mari, et si je l’ai choisi (vraiment choisi), je reste travaillée par le sexisme qui reste attaché à cette tradition du paterfamilias que j’ai tout de même perpétué…
    Chachou

    • Je ne parle pas du mari qui prend le nom de la femme parce que ne voulant pas changé de nom, je me verrais mal demander à mon mari de le faire. Ça peut en effet être une solution si on tient absolument à n’en garde qu’un pour les enfants mais ce n’est pas mon cas. J’aime vraiment beaucoup la symbolique du double nom pour les enfants, un peu aussi parce que je préfère que chacun garde son nom.
      Perpétuer le patronyme je peux comprendre que ça te dérange. Mais en même temps tu sais pourquoi tu l’as choisi et tu pourras dire à tes enfants autre chose que « c’est la tradition ».
      Merci pour ton commentaire et bienvenue ici Chachou 🙂

  12. Comme toi, je vois le mariage comme une équipe ou chacun joue le rôle qui souhaite jouer.
    Pour ma part, pour tout ce qui me concerne personnellement, j’ai gardé mon nom. Mais tout ce qui nous concerne nous, c’est le nom ne mon mari (j’ai essayé de négocier sans succès). Par contre, je suis pas particulièrement fan des doubles nom, et puis au final, ça ne résoudra pas forcément le soucis de l’égalité. Par contre, je trouve que ta culture d’origine est hyper en avance! Et oui, pourquoi pas choisir ensemble le prénom et le nom de son enfant. Pas de changement de nom et ça me parait tellement plus égalitaire.
    Sans compter les personnes qui ont des nom de famille pas facile à porter!

    • Tu as essayé de négocier ton nom en nom de famille c’est ça ? Le double nom peut faire évoluer l’égalité si on trouve une convention égalitaire pour l’appliquer. Dans tous les cas il donne au moins la même chance à tous les enfants de choisir ceux qu’ils transmettent.

      Ma culture d’origine a l’avantage sur le nom de famille mais ils ont aussi leur travers sexistes ne t’inquiète pas (la dot à tout hasard). Cela dit ils ont de l’avance sur l’égalité, c’est un des rares pays à avoir un parlement à majorité féminine ! Je ne sais pas si les deux sont liés mais ça joue peut être un peu.
      Et il y a quand même des parents assez tarés pour donner des noms difficiles à porter à leurs enfants !

      • Oui, j’ai voulu négocier pour que ce soit mon nom. Je pourrais pas trop te dire pourquoi mais par contre ce qui étais sûr, c’est qu’il n’y aurais qu’un nom (peut être le coté tradition?)

        Pour dans ta culture, je me doute bien que tout n’est pas parfait 😉 Et concernant les noms parfois difficile à porter, je suis bien d’accord. En même temps, je sais pas si la solution parfaite existe 🙂

  13. Je suis assez d’accord sur ta vision du mariage. Pour ma part j’ai gardé mon nom (pour l’instant, comme je dois refaire mes papiers je vais peut être faire inscrire le nom de mon mari sur mes papiers, ce qui ne changera d’ailleurs rien au fait que notamment au boulot ce sera toujours mon nom que j’utiliserai).
    Pour notre fille la question a été vite résolue : elle porte le nom de son papa. Il est le seul garçon dans sa famille et son seul cousin du même nom n’a pas d’enfant et n’en aura surement pas. Que la Biscotte porte son nom lui tenait donc à cœur. Nous avons vite écarté le double nom, car le patronyme de mon mari est en quatre mots et donc très long. Y accoler le mien, même s’il est plus court, aurait était vraiment pas pratique !

    • Quatre mots ! Je comprends que c’est déjà assez long comme ça ! Je me demande juste si cette pression de transfert de patronyme ne va pas aussi peser sur vos enfants du coup ? J’espère que ta belle famille n’attend pas très fort un héritier de votre part (c’est un peu le cas pour nous et ça m’énerve d’avance parce que pour moi les héritières c’est très bien aussi)

      • Non pour ça ma belle famille ne met pas la pression. Ils n’ont d’ailleurs jamais évoqué le sujet. C’est plus symbolique pour mon mari je pense. Mais si on a 3 filles qui prennent plus tard le nom de leur mari je pense qu’il n’en fera pas une maladie non plus. 😉

  14. Je suis d’accord avec toi sur le principe, mais tout de même contente de porter le même nom que ma petite tribu. Je crois que dans certains pays d’Afrique, c’est la femme qui donne le nom. . C’est une idée intéressante je trouve !

    • Oui c’est une idée intéressante mais je trouve ça injuste envers les maris aussi qui du coup ont un réel problème de filiation…
      L’important c’est que la solution que tu as choisi te convienne 😉

  15. Je porte mon nom accolé à celui de mon mari et notre petit garçon ne porte que le nom de son papa. Pour le côté pratique, je ne me voyais pas imposer à PetitLapin de porter deux noms. Au quotidien j’utilise surtout mon nom de jeune fille, j’ai du mal à utiliser celui de mon mari même après près de 3 ans de mariage ! Plein de gens ne se posent même pas la question de mon nom et sont sûrs que j’ai changé de nom. Du coup en portant les deux noms je suis tranquille, même si on m’adresse un courrier à mon nom d’épouse ^^

    • Oui les gens ont tendance à être traditionnels. Je n’ai jamais pris le nom de mon mari mais ça n’empêche pas les gens de nous écrire comme Mr et Mme sonPrénom sonNom. Ça me fait enrager mais je laisse couler, pas toujours envie de partir en guerre.
      Deux noms ce n’est pas une condamnation à vie non plus ! Il peut toujours en omettre un si ça le pèse vraiment 😉

  16. Merci pour cette chronique. Je partage tout à fait ton avis, mais on sait toutes que je fais partie de ces féministes extrémistes et il est difficile de ne pas jeter de pavés dans la mare ni de faire de raccourcis.

    Je ne comprends pas, pas du tout pourquoi le système de transmission du nom du conjoint a toujours aussi bonne presse. Je ne peux envisager le point de vue de la filiation, mais du point de vue marital, il n’y a pas de raison logique à garder systématiquement le nom de l’homme, hormis la tradition – et on sait tous que la tradition est rarement une bonne excuse quand il s’agit de pratiques sociales. À mon sens, soit on prend chacun les deux noms du couple, soit on garde le sien (notre choix dans mon couple), mais la fusion-absorption dont tu parles avec justesse me semble déséquilibrée.

    Après, il est un fait bien connu des milieux féministes que l’égalité réelle entraîne généralement un déséquilibre perçu : dans un couple hypothétique où l’égalité serait parfaite… la société pense que c’est la femme qui mène l’homme à la baguette 😦 D’où le fait, sûrement, qu’un homme qui accole le nom de son épouse / « accepte » (la bonne blague) que son épouse garde uniquement son nom soit perçu comme un faible, castré, sous-homme…

    En France, j’ai bon espoir qu’avec l’entrée dans les mœurs du mariage pour les homosexuels, on assiste à un recul de la suprématie du nom du conjoint, et donc du père, sur les cellules familiales. Il existe d’autres systèmes qui fonctionnent à l’étranger, en Belgique et en Espagne comme tu dis, mais aussi aux États-Unis, où changer de nom est si facile qu’on a tout à fait le droit de prendre un nouveau nom de famille (en se mariant c’est sûr, voire peut-être en dehors de ce cadre). Et pour le fait de prouver sa filiation à des tiers, se trimballer un petit livret de famille me semble un maigre prix à payer pour vivre selon ses principes.

    PS le système des noms de famille dans ta culture d’origine m’intéresse… Comment les choisir ? Le prénom est-il plus important que le nom de famille, comme en Islande (où le « nom de famille » signifie en fait « fils/fille de Prénom du parent ») ?

    • On est tout à fait d’accord, ce qui ne m’étonne pas vu la réputation de féministes qu’on partage 😉

      Je ne comprends pas le besoin de prendre le nom de son mari non plus et heureusement pour moi je me suis mariée dans un pays où c’était normal de garder le sien. Mais si tu regardes dans les commentaires plus haut il y a toujours une forte idée de vouloir le même et unique nom pour la famille. Purement traditionnel et un peu catholique je dirais aussi.

      Oui ça m’exaspère aussi cette histoire d’homme castré et ça me fait rire quand on me dit que je mène mon homme (qui a 25 cm et autant de kilos de plus que moi il faut le dire) à la baguette ! Apparemment le concept du « une personne, un droit de vote » n’a pas l’air si universel.

      PS : Les noms sont choisis exactement comme le sont les prénoms en France, selon les goûts des parents. La colonisation étant passé par là les prénoms sont plutôt chrétieno-occidental et les noms plus traditionnels. L’ordre ne change pas.

  17. Lectrice sous-marine, je ne peux pas résister à poster un commentaire. C’est un sujet qui me tient à cœur et je trouve cet article très juste. Je trouve important qu’on laisse le choix à chacun et pour moi la question du nom de famille va au-delà de la question du féminisme.

    J’ai gardé mon nom, mon mari le sien (bien qu’il ait hésité à prendre mon nom) et notre fils porte mon nom ! On a eu peur des réactions de l’entourage et finalement cela a été mieux accueillie par la vieille génération que par nos frères et sœurs ou amis.

    En Suisse, le double nom pour les enfants n’est pas possible (même comme nom d’usage) et c’est bien dommage.

    • Bienvenue dans la lumière 🙂

      J’aime bien entendre des histoires comme ça. Comme je disais, je me réconcilierais peut être avec le nom unique si il y avait plus de cas comme le tien (et si on arrêtait d’appeler ça un patronyme aussi mais c’est un détail).
      Dommage que la Suisse n’accepte pas d’autres options.

  18. Je viens d’un pays où le concept de nom de famille n’existe pas non plus. ça m’a même valu quelques difficultés quand je suis allée ailleurs… J’ai dû prendre le nom de mon père.
    Donc ce n’est pas le chaos total quand chacun porte son nom (une alternative).

    Mais d’un autre côté, la dispute du nom de famille renvoie à une guerre des chefs où chacun voudrait gagner. Dans un monde de bisounours, on se dirait que « ben voila » et que « c’est pas si grave » et que on fera chacun à son tour ou pas…

    • à vrai dire j’ai pris le nom de mon père aussi, mais c’était un choix de facilité puisqu’il était plus facile à prononcer en français.

      C’est exactement à cause de cette dispute que je trouve le double nom aléatoire plus pacifique. Pas de gagnant, pas de perdant 😉

  19. Je me reconnais à 100% dans ton article. Bon, j’ai des origines françaises franchouillardes où la tradition est reine, mais je ne suis pas pour cette culture du nom de famille. Je suis née L… , et mariée j’ai refusé de changer de nom. Aujourd’hui enceinte, j’ai consentit à inscrire sur mes papiers d’identité le nom de mon mari, et dans le fond je suis aussi contente « qu’identitairement parlant » j’ai une attache à lui, mais je m’appellerai désormais L… (MON nom) – R…. (son nom) dans cet ordre, et c’est complètement logique pour moi.
    Et notre enfant ? C’est un combat permanent avec mon mari pour qu’il porte nos 2 noms, et dans quel ordre s’il vous plait ! Nos noms possèdent tous les deux 3 syllabes donc ça lui ferai « de la rallonge » certes, mais serait-ce vraiment une difficulté extrême que nous lui imposerions là ? Comme tu le dis, ce n’est pas courant, mais ce n’est pas en suivant les habitudes qu’on va changer les moeurs. Sinon nous les femmes n’aurions toujours pas le droit de vote !
    Alors je re-tente l’affaire de temps en temps près de Chéri, il ne me reste que 6 semaines pour le convaincre, ça va être rude… Le pire est que lui n’a même pas vraiment d’argument pour le nom Unique (il ne considère même pas que c’est un « droit » du père qui ne porte pas l’enfant, il trouve ça stupide comme explication). Mais il est bloqué « non ».
    Et s’il dit oui, je ne sais pas comment on définirait l’ordre (mais je pense qu’il faudrait celui de Chéri en 1er pour qu’il cède, comme dans ton cas).
    Affaire à suivre …

    En tout cas, super article, très vrai, j’aime beaucoup !

  20. Je poste un autre commentaire (parce que vraiment ton article m’inspire !) mais pour répondre à la question du « comment faire encore mieux que les 2 noms collés »? , moi personnellement j’adorerai porter (et transmettre) un mix de nos 2 noms de familles, parce que prendre la 1ère syllabe de chacun et les accoler ensemble, ça sonne vraiment bien. Ça fait à la fois « transmission » et « création ». Donc si j’avais le choix j’opterai carrément pour ça, voilà ^^

    Je ne sais pas si je suis claire, par exemple :
    Dupont-Martin deviendrait Duma, quoi. Ou on peut faire Dupin, sinon. Enfin bref voilà ma proposition, votez pour moi 🙂

    • Ahaha, moi j’aime bien ta proposition ! très créative en effet. Mais à mon avis ceux qui tiennent à leur nom risquent de voter pour ta lapidation ! Merci pour tes commentaires 🙂

  21. Je trouve ton sujet fort intéressant. j’avoue que je ne suis jamais posée la question. En fait quand je me suis mariée, y’a déjà un certain temps, mon mari portait le nom de DIeuaide, j’ai apprécié, même si je ne suis pas croyante et de toute façon y’avait pas le choix ! Ensuite quand j’ai eu mon fils avec un autre avec lequel je n’étais pas mariée, si j’avais évoqué la possibilité qu’il porte mon nom ou les 2, je crois que j’aurais pris une grosse boulette car en fait mon fils était le seul de la famille à pouvoir perpétué le nom et comme en plus c’est une famille très bourgeoise… Mais en y réfléchissant, il me parait juste de porter les 2 noms par souci d’équité tout simplement. Je ne suis pas attachée au nom que je porte plus que ça mais voilà, pourquoi on devrait lâcher notre nom pour celui de l’homme ? A part pour des question traditionnelles et de domination de la gente masculine. La grand soeur de mon fils à donné les 2 noms a ses enfants et dans le quotidien elle à fait un mixte des 2 et c’est plutôt sympa. Bon évidement si on a 2 noms à rallonge, ça se complique un peu !

    • Je crois que le double nom officiel n’est possible que depuis 2005. Avant ça pouvait se faire mais seulement en nom d’usage. Du coup ça doit expliquer pourquoi tu ne pouvait pas y penser à l’époque.
      Oui je trouve ça plus logique que les deux parents soient représentés dans le nom si c’est possible.

  22. Je repensais a toi la nuit derniere (oui oui)… En fait, le nom de jeune fille ne disparait jamais, aux yeux de l’administration francaise. Au contraire, sur mon passeport je suis Mme (nom de mon pere) ep. (nom de mon mari)… et c’est tellement long que le nom de mon mari passe souvent a la trappe dans les administration etrangere ou ils n’y comprennent goutte.
    (Parfois, je m’appelle « Mme (nom de mon pere) ep. » 😀 )

    • Tu as raison, le nom d’épouse n’est qu’un nom d’usage et ne remplace jamais le nom de famille. Mais ça n’enlève pas la symbolique autour et le patriarcat que ça reflète je trouve.

  23. Comme mon nom de naissance est due à une erreur de l’état civil et m’énerve depuis que je suis aux Pays-Bas car flamand d’origine et pas prononcé pareil que ce que j’ai dit toute ma vie, j’étais bien contente de pouvoir prendre le nom de mon mari en usage (mon mari lui, était prêt à prendre le mien en usage, seul ou en complément…) Sauf que je me suis vite rendue compte que pour ma vie pro, il valait mieux garder le réseau avec madame S. que devenir madame V.
    Bref, quand on a publié les bancs, j’ai coché la case v.-s. mais j’ai pas pensé qu’ici toutes les administrations et même ton médecin, ta banque ont ton numéro d’identification et que ce soit serait lié à mon numéro et donc tout le monde s’est mis à m’appeler madame v.-s.
    Par ailleurs, j’avais changé facebook pour madame v. , histoire de protéger ma vie privée (l’idée que je trouvais sympa en utilisant les deux noms suivant les circonstances), mais on a commencé à me taguer dans les groupes pour des cours de français et pour pas perdre les gens, j’ai donc mis les deux finalement.
    Bref, comment je me retrouve finalement à m’appeler beaucoup madame V.-s. alors que je l’avais pas dit tout pensé comme ça, surtout que les deux noms sont assez catastrophiques pour les francophones natifs au niveau prononciation.
    Et le plus drôle, mes papiers d’identité étant français et n’ayant pas eu le courage d’aller au consulat, je n’ai pas de papier avec ce nom d’usage que tout le monde utilise ici lol

    Parfois, je regrette de ne pas avoir fait les démarches pour récupérer notre vrai nom de famille que Joris aurait adoré prendre et transmettre aussi. Et puis, la plupart du temps, je m’en fiche en fait, en vrai, on m’appelle souvent Claire (c’est comme ça que je me présente au travail et dans le perso) et je comprends ton combat et tes arguments mais, je sais pas, ces histoires de nom, ça n’arrive pas à me toucher… Par contre, je suis très chiante avec les prénoms, notamment ceux de mon futur enfant 😉

    • Peut être que si mon mari était prêt à prendre mon nom, je ne me serais pas posée toutes ces questions non plus !
      Ici aussi on se fait surtout appelé par le prénom et je trouve ça très bien, mais ça n’empêche pas cette histoire de patronyme de m’embêter… Chacun ces combats 😉
      Du coup je suis trop curieuse de découvrir le prénom de votre petit franco-néerlandais 🙂

  24. Oh la la, pour moi c’est un sujet terriblement épineux. Parce que je suis 100% d’accord avec toi, et que mon mari est tout l’opposé.

    C’est très difficile pour moi d’y penser, car j’ai toujours été très TRÈS attachée au nom des gens, je fais super attention à le retenir sans l’écorcher, mes camarades étaient toujours surpris de la vitesse à laquelle j’apprenais le nom de tout le monde… Cette année, j’avais une étudiante avec un nom qui ne se prononce pas comme on l’imaginerait en le lisant, et quand je m’en suis rendu compte, j’ai tenu à lui présenter mes excuses pour l’avoir écorché.
    Ça me fait penser à ce livre d’Amélie Nothomb, Acide sulfurique, où le fait de reconnaitre ou pas le nom d’une personne témoigne de l’humanité qu’on lui accorde ou non (l’histoire et l’art regorgent de références plus classes, mais quand j’étais ado ça avait fait tilt à cette lecture).

    Bref, mon mari aurait aimé que je prenne son nom, mais pour moi c’était les deux ou rien… et pour lui, bizarrement, les deux c’est pareil que rien. Ce qui est terrible, c’est que pour moi, abandonner mon nom de naissance, c’est impensable, ce serait une forme de reniement de celle que je suis depuis toujours ; mais pour lui, que je ne porte pas son nom, c’est aussi douloureux car je pense qu’il accorde une force symbolique à ce lien, et qu’il a l’impression que je lui refuse quelque chose.
    En gros, on a tous les deux un attachement au nom, mais moi au mien et lui au sien 😉
    Le problème, c’est que le mien est très rare, surtout avec cette orthographe (il n’y a que ma famille dans toute la France à porter ce nom), et le sien est très fréquent, encore plus avec les homophones.

    Du coup pour les enfants, c’est un sujet qui nous a déjà valu de nombreuses disputes, et je ne sais pas comment cela se réglera le moment venu… J’ai une amie qui a entrepris un long parcours administratif (déjà 2 ans) pour prendre aussi le nom de sa mère, car c’est le nom (rare et chargé d’histoire) qu’elle veut transmettre à ses enfants, et je trouve ça dommage de priver mes enfants de la possibilité de transmettre mon nom à leurs enfants s’ils le veulent.
    Mais d’un autre côté, je pense au père de mon mari, parti trop tôt, et je me dis que mon père (dont je porte le nom) pourra leur transmettre d’autres choses (des souvenirs, des câlins, des cadeaux, des apprentissages) alors que mes enfants n’auront de leur papy paternel qu’un nom et quelques photos.

    C’est con cette histoire, je n’arrive pas à la démêler.
    D’autant que mon mari a aussi en tête un prénom de garçon qui compte beaucoup pour lui (familial) (et que j’aime vraiment, pas de problème) mais qu’il a clamé partout pendant des années (genre « prenez pas ce nom-là, il est pour moi »). Du coup, dans sa tête, s’il a un fils, il s’appellera « prénom choisi par mon mari » « nom de mon mari ». Ce qui signifie que moi, je disparais complètement dans l’histoire, et tout le monde le saura puisqu’il a réclamé ce nom depuis le lycée, le cinglé !!! Il ne comprend pas pourquoi cette idée me blesse. Je lui ai dit : « tu te rends compte que si ça se passe comme ça, ton fils aurait eu le même nom quelle que soit sa mère ! » A quoi il m’a répondu « mais je n’ai jamais imaginé avoir d’enfant avec personne d’autre que toi » – ce qui est vrai puisqu’il est amoureux de moi depuis ses 17 ans.

    Bon, j’ai écrit un pavé, désolée, mais la vérité, c’est qu’à chaque fois que je pense à ça, c’est douloureux – mais je sais qu pour lui aussi c’est très sensible, car il vient d’une famille où la transmission masculine est très fragile (= 3 générations d’hommes écrasés par leurs femmes/mères) . Je ne sais pas comment les choses vont se passer quand on aura un enfant… En attendant, on a prévu de ne pas demander le sexe quand je serait enceinte, pour ne pas que les gens commencent à parler de ce prénom de garçon. Mais je n’arrive pas à m’y faire. J’espère que face à la situation, les choses nous sembleront plus évidentes…

    Encore désolée pour ce roman, mais je crois que ça m’aiderait d’avoir d’autres avis…

    • Tes pavés sont toujours les bienvenus ici tu le sais bien 😉

      Mon avis à moi est déjà exprimé dans le texte, je considère que le nom de votre progéniture ne regarde que ton mari et toi. Vouloir y intégrer toute l’histoire familiale ne peut que rendre la situation plus compliquée.

      Je comprends ta colère vis à vis de cette histoire de prénom, je crois que j’aurais beaucoup de mal à la digérer aussi. Tu peux essayer de l’avoir à l’usure, et si il campe sur sa position d’imposer son nom et que tu ne te fais pas à cette idée, tu as le droit légal d’imposer le tien avec aussi…

      C’est un peu normal qu’avec l’histoire de sa famille il ait envie de plus s’imposer, mais il ne faudrait pas non plus que tu paies pour une histoire qui n’est pas la tienne. Comme disait Nya (Audrey) l’égalité est souvent perçu comme si la femme dominait l’homme, mais si ce que tu voulais était dominer c’est ton nom seul que tu voudrais imposer il me semble non ?

      Bref, je crois que je suis aussi frustrée pour toi mais j’ai bon espoir qu’il se laisse convaincre avec le temps. Je viens de demander à mon mari ce qui l’a convaincu concrètement et il m’a répondu que c’est la solution la plus rationnelle mais qu’il faut du temps pour défaire les habitudes. Si c’est important pour toi, arme toi de patience et ne lâche pas le morceau 😉

      Bonne chance

    • Oh la la Ars du coup je découvre à quel point ce sujet est douloureux pour toi et ça me désole ! Pour nous les choses se sont faites sans débat parce que – je ne l ai pas précisé – mon nom de jeune fille est très commun du coup j’étais aussi assez contente de m’en « débarasser » (étant donné que mon prénom n’est pas non plus hyper original j’ai toujours un peu souffert des homonymes). Depuis que j’ai pris le nom de mon mari je suis enfin unique et ça fait du bien 🙂 . Et pourtant je suis extremement attachée à mon père mais pour moi ça n a rien à voir avec ce nom de famille ?! Bref, c’est compliqué… Mais ce que je peux te dire en lisant ton récit c’est que spontanément l’histoire du prénom me choque plus que celle du nom. Je réagis sans doute par tradition mais le nom a un coté « prédestiné » quoi qu’on fasse (vous avez maximum trois option, A, B ou AB) alors que pour moi le prénom c’est un vrai choix et projet de couple qui accompagne la conception et la grossesse. J’ai adoré passer des heures à en parler avec mon mari. Mais ce n’est que mon avis personnel et bien sur tout cela est très intime…

  25. J ai lu l article et les commentaires et je ai trouvé tous les arguments très intéressants. Par contre, il y a un côté pas pratique qui m a interpellé lors de mon mariage quand il a fallu écrire sur les enveloppes et pour le plan de table le nom des gens. Impossible de me rappeler parmi mes copines mariées (et il y en avait une bonne 40taine) qui voulaient se faire appeler comment. Car j ai eu les 2 cas: une amie à qui J ai mis son nom de jeune fille car elle est assez indépendante de base et qui m’a dit, vexée:  » je te signale que c est un vrai mariage que J ai fait ».
    Et une autre, à qui J ai mis le nom de son mari et qui m’a dit, « j ai pas perdu mon identité en me mariant! »
    Bref, c est assez sensible comme sujet.
    La tradition permettait au moins de ne pas avoir à réfléchir des heures, de ne pas se vexer ni de faire de gaffe, etc.
    Perso, je trouve que ça me va: le papa donne le nom de famille et la maman donne la naissance (et pourquoi pas: à le dernier mot pour le prénom 😉)
    Je suis assez contente de ce qu on peut faire en France: sur ses papiers d identité, on peut mettre « Kate Middleton épouse windsor » je trouve que c’est bien. Tu est bien l épouse de Windsor et tu es bien toujours une Middleton.

    • Si on ne s’amuse pas à changer de nom c’est encore plus pratique non ? 😉
      Je ne suis pas contre écrire le nom de son époux sur sa carte d’identité mais ça aurait seulement du sens si c’était fait de la même façon pour les hommes à mon avis. Sinon ça voudrait dire que la femme change de famille en se mariant et l’homme pas, et cela a quelque chose de dérangeant je trouve…

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